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  • 20 novembre 2012

    Comité technique académique de rentrée


    Le Comité technique académique "bilan de la rentrée" s’est tenu le 12 novembre au rectorat.
    Ci-dessous, le texte de notre déclaration.


    La rentrée scolaire 2012 est pour le moins paradoxale : elle est l’aboutissement de cinq années de coupes budgétaires et d’aberrations pédagogiques catastrophiques que nous n’avons cessé de dénoncer et de combattre, dans le même temps elle s’effectue dans un autre climat et les discours des responsables politiques, du ministre de l’Éducation nationale au président de la République ont très sensiblement changé. C’est bien dans cette optique que nous intervenons sur ce bilan de rentrée.

    Il est cependant extrêmement complexe de l’analyser complètement tant il y a de paramètres en jeu. Nous ne pourrons en faire un tour complet. Nous souhaitons essentiellement pointer les éléments suivants.

    Les services académiques ont travaillé, parfois dans l’urgence, souvent difficilement ayant eu eux-mêmes à pâtir des suppressions de postes, à ce que la rentrée s’effectue au mieux des possibilités alors même que les moyens attribués à l’académie étaient notoirement insuffisants. Du côté du premier degré, nous notons que les critères retenus dans la redistribution tardive de postes ont été la preuve d’une volonté d’explicitation des critères retenus et de la prise en compte des difficultés propres à la gestion de l’académie, en particulier de la sous dotation en moyens d’encadrement en Seine et Marne. Du côté du second degré, nous notons que les chefs d’établissement s’accordent à parler d’une rentrée techniquement réussie. Cette année encore, ils soulignent, par exemple, l’intérêt de la cellule d’aide, ils apprécient que les nominations aient été effectuées rapidement ce qui a permis, globalement, d’avoir peu de personnels absents le jour de la rentrée.

    Pour autant, la rentrée reste marquée par de graves difficultés à ce jour non résolues.

    C’est d’abord la question des effectifs. Ils sont très lourds à tous les niveaux mais plus particulièrement dans le premier degré, en maternelle par exemple, et notoirement en Seine et Marne où certaines classes sont surchargées. Cette situation ne permet évidemment pas de faire vivre réellement la priorité de scolarisation des enfants de moins de trois ans et ce dans aucun des trois départements de l’académie. Globalement, il nous semble que les effectifs de l’académie ont été sous-évalués : d’où des augmentations d’élèves, particulièrement sensibles, au vu des documents que vous nous avez fournis, dans les collèges, d’où aussi la découverte le jour de la rentrée de l’existence de classes de seconde à trente cinq élèves ou plus dans des lycées qui jusque là en comptaient moins.

    C’est ensuite la question du remplacement. Si elle se pose à tous les niveaux et dans de très nombreuses disciplines du second degré tant général que technologique ou professionnel, nous porterons une attention particulière à la situation du premier degré en Seine-Saint-Denis. Les deux-cent-cinquante postes vacants y ont fortement impacté les capacités de remplacement. De ce point de vue, la rentrée est catastrophique dans ce département qui cumule les difficultés.

    De plus, les mesures prises concernant la formation des maîtres, lourdes de conséquences partout, y sont gravissimes sans doute plus qu’ailleurs. Il est à craindre que le nombre d’enseignants débutants en difficulté y soit plus important que les autres années et que les difficultés y soient d’une nature plus inquiétante. Outre celles liées à mener de front la prise de fonction, la formation et l’apprentissage d’un métier, les bases mêmes de l’apprentissage du métier risquent de ne pas être posées ou pas suffisamment solides. Les effets risquent de se faire durablement sentir. Cette situation révèle les faiblesses voir la grande précarité de ce département en termes d’infrastructures et de dispositifs d’aides pour les enfants et leurs familles (ITEP, CMP, CMPP, IME, services de l’ASE, grosso modo l’ensemble du secteur médico-social). Dans bien des cas, l’école doit se débrouiller seule. Que penser d’un système qui continue d’envoyer sur les missions les plus complexes ses enseignants les plus inexpérimentés ?

    Nous savons que lorsqu’une période de "crise économique" s’installe durablement, les personnes les plus fragiles en font le plus vite et le plus fortement les frais, et que lorsque celle-ci s’atténue, ce sont ces mêmes personnes qui bénéficient le plus tardivement des effets d’une reprise. Nous nous installons donc probablement dans une période de grande difficulté pour les familles et leurs enfants en Seine-Saint-Denis.

    Nous craignons cependant que ce constat se vérifie dans toute l’académie.

    Nous avons conscience que notre lecture de cette rentrée n’est pas des plus optimistes mais les conséquences des décisions prises par le précédent gouvernement sont maintenant bien visibles.

    La loi de programmation qui doit voir le jour sera-t-elle à la hauteur des enjeux et permettra-t-elle d’infléchir durablement cette politique que nous avons dénoncée ? C’est notre souhait. Pour cela, le pays doit accorder les moyens nécessaires au bon fonctionnement de son école. Il ne peut cependant n’être question que de moyens, mais aussi d’un changement en profondeur des systèmes et des pratiques en cours.

    Un des objectifs prioritaires est de faire diminuer de façon drastique les sorties du système scolaire ce qui implique une réflexion de fond et doit mobiliser les personnels de la maternelle au lycée. C’est une nécessité dans une académie comme la nôtre pour redonner à tous les élèves le goût d’apprendre et leur permettre de trouver leur place dans notre société.