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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 24 octobre 2013

    Journées de rattrapage… mais de quoi au juste ?!

    Comme l’an passé, nous sommes appelés par l’administration à rattraper une journée de cours, répartie en deux mercredis après-midi (13 novembre et 11 juin pour les établissements ou écoles travaillant le mercredi matin) ou en un mercredi (11 juin pour les écoles à 4 jours de l’Académie de Créteil). Autour de ce rattrapage, les cafouillages et les rumeurs vont bon train.

    Cet article vise à clarifier un peu la situation. Mais l’action syndicale ne saurait se limiter à permettre de comprendre ce que la communication de nos autorités a parfois fortement contribué à embrouiller, déroulant alors le tapis rouge aux Cassandres. Cet article vise donc aussi à faire connaître l’analyse et les propositions du Sgen-CFDT de l’Académie de Créteil sur cette question kafkaïenne.

    La durée d’une année scolaire c’est 36 semaines

    1) Le Code de l’Education dispose que l’année scolaire doit comporter 36 semaines de cours : tous les élèves scolarisés en France ont également droit à recevoir 36 semaines de cours.

    2) Avec le rallongement des congés de la Toussaint, il manque un jour de cours (le jeudi de la 2ème semaine des vacances) pour que les élèves aient 36 semaines en question, car on ne défalque pas les jours fériés...

    3) Mais si l’on regarde les 36 semaines travaillées, il y a bien 36 mardis, mercredis, jeudis et vendredis (sans déduire les jours fériés). Le jour qui manque est en fait un lundi, celui de la pré-rentrée où les élèves n’ont pas travaillé (ce qui est tout à fait normal et personne ne le conteste). Ce qui veut dire qu’il est plus logique de rattraper un lundi (pour en avoir 36 dans l’année comme les autres jours) qu’un jeudi, du point de vue des cours reçus par les élèves.

    Les confusions bien entretenues

    1) Le Ministère comme les Rectorats ont une communication plus que confuse sur le sujet. Comme il faut rattraper l’équivalent d’un lundi, le raccourci a vite été fait de dire ou d’écrire que nous devions rattraper le lundi de prérentrée, comme si on ne reconnaissait pas que les personnels avaient travaillé ce jour. En réalité on travaille pour permettre aux élèves d’avoir les 36 lundis auxquels la loi leur donne droit.

    2) Mais il y a aussi une certaine forme d’opportunisme syndical, il faut le reconnaître : il était possible mais difficile de mobiliser contre le rattrapage de la Toussaint. Il est beaucoup plus porteur de mobiliser contre le rattrapage de la pré-rentrée puisque tous nous ne voyons pas pourquoi nous aurions à rattraper la pré-rentrée. Quitte à déformer un peu les faits, et à bien profiter du cafouillage de communication de l’administration.

    Un rattrapage peu opérationnel dans les lycées et dans le second degré en général

    1) Dans le 2nd degré il n’y a déjà pas 36 semaines de cours pour les élèves : bac au lycée, rentrée étalée sur plusieurs jours etc. Cette affaire est donc incompréhensible pour les collègues. S’y ajoute le fait que la plupart des lycées fonctionnent le mercredi après-midi comme les autres jours de la semaine et ne rattraperont rien alors que la grande majorité des collèges rattraperont. Vive l’égalité.

    2) Dans les collèges et les lycées, le mercredi après-midi est souvent le moment des activités de l’association sportive. Pour ne pas mettre en difficulté les sections sportives, la rectrice aurait fait un courrier indiquant que les élèves participant aux activités des AS le mercredi après-midi peuvent choisir entre aller en cours et aller à l’AS... (mais c’est au conditionnel…).

    Un rattrapage qui pose problème aussi dans le premier degré

    1) Deux fois dans l’année, les élèves et les personnels auront des semaines très denses pour les écoles à 4 jours et demi (une fois pour les autres). 2) Cela occasionne des complications importantes pour déterminer qui doit faire le rattrapage selon les jours de décharge de service ou de temps partiel.

    Comment sortir de l’ornière ?

    Pour le Sgen-CFDT de l’Académie de Créteil, il y a une grande hypocrisie à avoir dit "on rallonge les vacances de la Toussaint" sans toucher à cette histoire de 36 semaines. Cette hypocrisie est d’autant moins compréhensible que le rallongement des vacances de Toussaint a été présenté comme une amélioration pour les élèves afin de mieux respecter les rythmes annuels souhaitables (7 semaines de cours / 2 semaines de récupération sans classe). Ce rallongement nous paraît légitime compte-tenu de la fatigue de toutes et tous après les 7 semaines de septembre et octobre et avec le raccourcissement de l’ensoleillement. S’il est légitime, il faut donc l’assumer et modifier le Code de l’éducation. D’autant plus que cette réforme du calendrier scolaire est concomitante de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires (et il faut sans doute rappeler qu’elle répond au refus de la semaine de 4 jours de classe dans le 1er degré comme la plupart des syndicats le revendiquaient dans le cadre de l’Appel de Bobigny). Le but affiché des nouveaux rythmes est notamment d’alléger la densité de chaque journée et chaque semaine en apprentissage. Or le résultat du rattrapage c’est qu’on va imposer à des professeurs et des élèves de vivre deux fois des semaines avec 4 jours d’affilée pleins !! Bref, deux semaines plus lourdes et denses que la normale !! De ce point de vue, les mouvements contre ce rattrapage peuvent paraître justifiés. Mais ils nous semblent tellement mal orchestrés en contribuant à la confusion et en ne permettant pas de sortir de l’impasse et des contradictions actuelles que nous ne nous y associerons pas.

    Pour le Sgen-CFDT de l’Académie de Créteil, pour sortir de la confusion, il faut toucher au Code de l’Education et il faut aussi cesser de confondre le temps de travail des personnels enseignants avec le face à face élèves dans le cadre du groupe classe. La contradiction entre les textes et la réalité de nos métiers construit des impasses dans lesquelles nous nous débattons en vain… Pour en sortir enfin, le Sgen-CFDT a des propositions pour les personnels et pour l’Ecole.