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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 19 juin 2004

    Rentrées 2004 et 2005 : effectifs toujours à la hausse dans le primaire


    Prévisions nationales d’effectifs d’élèves du premier degré

    Le ministère vient de faire paraître une note d’information concernant la population scolaire pour les rentrées 2004 et 2005. Ce document, précis et complet, détaille les statistiques disponibles et les dernières prévisions.

    La hausse en 2004 et 2005

    64.200 élèves en 2004 et 62.000 en 2005 sont attendus en plus dans le premier degré en France métropolitaine et dans les départements d’Outre mer, portant ainsi le nombre total d’élèves à 6.615.900 en 2004 et à 6.677.900 en 2005, enseignement public et privé confondus.

    Cette hausse s’explique par le nombre toujours élevé de naissances depuis 1999 (de l’ordre de 760.000 par an).
    Cette augmentation s’est d’abord fait sentir en maternelle Le nombre d’enfants de 6 à 10 ans qui di-minuait encore en 2003, devrait recommencer à progresser à partir de 2004. C’est donc tout le premier degré qui voit ses effectifs augmenter.

    Les prévisions pour 2004 et 2005 constituent des certitudes puisque l’évolution démographique est constatée et qu’aucun autre facteur prévisible n’en modifiera les conséquences :
    - Les taux de scolarisation de 3 à 5 ans n’évoluent plus et sont proches de 100%.
    - Les retards scolaires eux aussi sont dans une phase de stabilisation, soit 19,4% d’enfants de 11 ans scolarisés en primaire et 1% d’enfants de 12 ans. Il n’y a pratiquement plus d’enfants de 13 ans ou plus en élémentaire.

    Il n’y a que la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans qui pourrait légèrement modifier ces prévisions.

    Les contrastes géographiques

    L’accroissement de population scolaire ne sera pas identique sur tout le territoire. Les académies du sud et de l’ouest de la France continueront à progresser fortement notamment Montpellier et Toulouse. Les académies du nord et de l’est devraient aussi connaître une évolution positive. Seule l’académie de Reims pourrait être encore en évolution négative. En Outre-mer la hausse d’effectif se poursuit, globalement plus forte qu’en métropole, surtout en Guyane.

    Après 2004-2005 ?

    Le nombre d’enfants scolarisables pour la rentrée 2006 ne sera connu qu’à la fin de l’année 2004. On est donc dans le domaine des hypothèses mais des tendances sont déjà dégagées.
    En 2004 le taux de fécondité devrait rester constant (à 1,9) mais la population féminine concernée est en baisse. Le nombre de naissances devrait donc être lui aussi en légère baisse.
    Si les taux de mortalité et les soldes migratoires restent constants, l’hypothèse la plus probable est la poursuite d’une croissance mais plus modérée de la population scolaire en 2006 et 2007, puis la stabilisation suivie d’une décroissance légère à partir de 2009.

    Vigilance !

    Le ministre semble conscient de ces données quantitatives puisqu’il a déclaré à l’Assemblée nationale le 25 mai : « Je souhaite réfléchir avec les organisations syndicales à un plan pluriannuel qui tiendra compte des effectifs - ils augmentent dans le primaire et diminuent dans le secondaire -, des départs en retraite et des priorités de la politique éducative du gouvernement. »

    Mais les deux premiers gouvernements Raffarin ont suffisamment montré quel cas ils faisaient de la priorité à l’Éducation pourtant inscrite dans la loi d’orientation de l’Éducation.
    Le redressement des finances publiques et la volonté de réduire le nombre de fonctionnaires constituent un credo qui ne peut qu’avoir des conséquences négatives pour l’Éducation nationale si l’on n’y prend pas garde.

    La scolarisation des enfants de 2 à 3 ans

    - Elle est en baisse continue depuis 10 ans.
    En 1994 le taux global de scolarisation des 2 ans (public et privé) était de 35,5 ;
    en 2003 il n’est plus que de 29,4 et devrait baisser à 28,8 et 28,6 aux deux prochaines rentrées.
    - Les évolutions public-privé sont dissemblables :
    le public est passé de 29,9 à 24,1 pour ces mêmes dates, alors que le privé ne passe que de 5,6 à 5,3.
    Les perspectives ne sont guère encourageantes : en 2005 on prévoit 23,2 pour le public et 5,4 pour le privé.

    Certes, le Sgen-CFDT n’a jamais revendiqué une scolarisation systématique des tous petits, mais cette dégradation de l’accueil des plus jeunes dans l’enseignement public est inquiétante pour l’avenir pour deux raisons :
    - elle ne correspond pas à une modification de la demande parentale ;
    - elle ne s’accompagne ni d’une croissance forte des autres modes d’accueil ni d’une réflexion commune entre les différentes structures concernées.


    Loi d’orientation sur l’éducation n° 89-486 du 10 juillet 1989

    Article premier
    L’éducation est la première priorité nationale. Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l’égalité des chances.