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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 14 septembre 2005

    Carte scolaire 94 : revoir les normes pour l’accueil des enfants de 2 à 3 ans !

    Ces dernières années, l’inspection d’académie a disposé des moyens nécessaires pour ne pas déroger aux normes de gestion qu’elle s’est fixée. Ces normes de gestion sont loin d’être satisfaisantes en ce qui concerne l’accueil des enfants de 2 à 3 ans.

    Outre les normes d’ouverture en maternelle, la conduite affichée par l’inspecteur d’académie et suivie avec plus ou moins de rigueur selon les situations locales consiste :
    - à ne scolariser les enfants de 2 à 3 ans en zone banale qu’en fonction des places disponibles ;
    - à ouvrir les classes nécessaires pour scolariser tous les enfants de 2 à 3 ans en zone d’éducation prioritaire.

    Ces normes suscitent des récriminations de la part de familles qui souhaiteraient que leur enfant soit scolarisé dès deux ans en zone banale.

    Ces normes suscitent également des récriminations de la part des enseignants qui, exerçant en maternelle, constatent tous les jours combien une norme de 30 est aberrante pour les enfants les plus jeunes.

    Ces normes permettent à certains élus de laisser croire que l’État est seul responsable de la situation ce qui est loin d’être vrai. Plusieurs villes du département (Ivry, Villeneuve-Saint-Georges entre autres) sont incapables d’accueillir des enfants de 2 à 3 ans en zone d’éducation prioritaire alors que l’Éducation nationale dispose des postes nécessaires à cette scolarisation.

    Le Sgen-CFDT demande donc :
    - que le CDEN débatte de la question de l’accueil des petits enfants dans le Val de Marne afin de mieux coordonner les efforts respectifs des différents partenaires responsables de cet accueil : l’école n’est pas le seul mode d’accueil possible pour les enfants de cet âge.
    - que l’inspection d’académie définisse, pour les enfants de 2 à 3 ans une norme plus raisonnable. Il faut en finir avec l’actuel faux semblant qui fait dire à l’inspection académique que des places sont disponibles quand les écoles n’ont pas rempli chacune de leurs classes au maximum prévu par la norme.

    Deux poids, deux mesures

    Invariablement, à chaque rentrée c’est l’Éducation nationale qui est mise sur la sellette. Pourtant il y aurait beaucoup à dire de la politique des villes.

    Mais les amitiés politiques rendent les pourfendeurs habituels de la décentralisation particulièrement complaisants à l’égard de villes qui pourtant remplissent mal leurs obligations.

    Certaines de ces villes qui ne manquent jamais une occasion de vilipender l’État n’ont pas anticipé les évolutions démographiques et construit les locaux nécessaires à l’accueil des élèves.

    Résultat :

    - impossibilité d’accueillir des enfants de 2 à 3 ans en Zep alors que l’inspecteur d’académie affirme être prêt à ouvrir les classes nécessaires quand les locaux adéquats existent.
    - multiplication des classes maternelles implantées en écoles élémentaires au détriment de la vie pédagogique des écoles.

    À la rentrée 2004 :
    - Le maire de Villeneuve-Saint-Georges reconnaissait ses très grosses difficultés à scolariser y compris des enfants de 3 ans ! Dans cette ville, une classe a été ouverte dans une école Zep pour scolariser les enfants d’une autre école Zep. Cela aurait été très bien ... si la première école avait pu scolariser tous les enfants de son secteur, ce qui n’était pas le cas !

    - À Ivry, le Sgen-CFDT s’est entendu répondre par l’adjoint au Maire chargé de l’enseignement que les difficultés d’accueil ne se résorberaient pas avant plusieurs années !

    À la rentrée 2005, les premiers éléments d’enquête recueillis dans cette dernière ville montrent que la situation ne s’est pas améliorée.

    Pour le Sgen-CFDT 94, défendre l’école publique, ce n’est pas seulement surveiller la politique de l’État c’est également veiller à ce que les politiques locales soient conformes aux compétences qui sont les leurs.