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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 18 février 2005

    Négociations hors classe Certifiés, d’EPS, CPE, PLP du 18 février 2005

    Dans le cadre d’une déconcentration accrue le ministère a décidé, cette année, de laisser aux recteurs le choix d’organiser leurs barèmes d’accès à la hors classe. Le Conseil d’Etat ayant rappelé qu’une promotion de grade est la récompense d’un mérite personnel, les recteurs ont en général eu le réflexe d’augmenter la part de l’inspection ...

    Le groupe de travail sur les nouveaux barèmes d’accès à la hors classe ayant été boycotté par les organisations syndicales le 14 février, un nouveau groupe s’est tenu aujourd’hui 18 février sur des bases intersyndicales.

    Les propositions qui nous avaient été faites nous ont semblé particulièrement scandaleuses. Au prétexte qu’il s’agit d’une promotion de grade, le barème proposé par le rectorat donnait une place exorbitante à la part réservée aux IPR à cause des trois rubriques suivantes :

    - la note pédagogique coefficientée par deux,
    - une valorisation de l’accès au 11 ème échelon par le grand choix et le choix ( + 50 et + 30 points ) ,
    - un avis du corps d’inspection prenant en compte l’expérience et l’investissement professionnel, pouvant s’élever jusqu’à 80 points.

    Le groupe de travail a permis, sans bien sûr contrer la loi qui prévoit en toutes lettres qu’une promotion de grade est liée au mérite personnel, d’obtenir un barème plus "acceptable".

    Le Sgen est, ce matin, intervenu essentiellement sur la triple pénalisation que représenterait le barème initialement proposé pour quelqu’un qui n’aurait pas les faveurs de l’inspection : redondance du jugement de l’IPR qui note, permet de passer au grand choix, et émet un avis sur la valeur professionnelle ... bref qui juge trois fois le même enseignant sans la moindre assurance d’une quelconque objectivité.

    C’est bien cet argument qui a permis au Sgen, et à lui seulement, de destabiliser le Directeur des ressources humaines et de faire baisser substantiellement la part de "mérite" dans ces nouveaux barèmes : nous avons donc obtenu le retrait du coefficient de la note pédagogique et la suppression des points liés au choix ou au grand choix. Les autres organisations se sont contentées le plus souvent d’une opposition faisant dériver les débats.

    La discussion a fait de plus apparaître que pour les CPE, le jugement de l’IPR est particulièrement vain.

    Voici donc le nouveau barème : nous ne donnons pas encore le détail des points liés aux diplômes d’autant qu’il y a des modalités par corps.

    - Note administrative + note pédagogique, pour un total sur 100, plus aucun coefficient.
    - Pour les CPE, note multipliée par 5 pour un total sur 100.
    - 40 de bonification pour les candidats au 11 ème échelon + 5 points par année d’ancienneté dans cet échelon, sans plafonnement.
    - Bonification liée à l’affectation en établissements classés : de 4 points ( à partir de 3 années ) à 10 points maximum.
    - Qualifications et compétences ( titres, diplômes, mode l’accès au concours ...) de 5 à 40 pour les certifiés et et prof d’EPS et CPE ; de 5 à 53 points pour les PLP ;
    - Avis des IPR de 0 à 40 points, avis des chefs d’établissement de 0 à 15 points.

    Nous ne sommes pas parvenus à faire baisser davantage le dernier point. Sans prétendre au succès, nous sommes cependant satisfaits d’avoir fait admettre que le système d’évaluation est tout sauf sûr et objectif. Le Sgen-CFDT reste attaché et le rappelle régulièrement à une autre évaluation des enseignants qui prenne en compte en particulier le travail en équipe.

    Xavier Boutrelle, élu certifié.