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  • 27 janvier 2006

    La semaine de quatre jours fait de la France une exception en Europe


    Article du journal Le Monde du 26 août 2004

    En matière de rythmes scolaires, le pays se distingue également par une charge de travail plus élevée qui ne tient pas compte de l’âge des enfants.

    En matière de rythmes scolaires, le pays se distingue également par une charge de travail plus élevée qui ne tient pas compte de l’âge des enfants.
    La France demeure une exception dans le domaine des rythmes scolaires. Alors qu’un quart des élèves accomplissent cette semaine une rentrée des classes anticipée pour cause de "semaine de quatre jours", le système scolaire français continue de s’organiser autour d’un calendrier scolaire atypique. D’abord, parce que la France est le seul pays européen à avoir développé cette formule. Ensuite, parce que les élèves du primaire supportent une charge de travail parmi les plus élevées d’Europe. Enfin, parce que, contrairement à beaucoup de ses voisins, la France a également choisi de ne pas moduler le temps de travail en fonction de l’âge des élèves en primaire.

    L’exception de la semaine de quatre jours

    En France, un tiers des écoles ont choisi le principe de la semaine de quatre jours. "Personne d’autre ne s’aventure dans cette fantaisie", clame François Testu, spécialiste de chronobiologie. De fait, la France est le seul pays en Europe à avoir autorisé - en 1991 - ce type d’aménagement des rythmes, tous les autres étalant la semaine sur cinq jours au minimum.
    La formule des quatre jours reste pourtant vivement critiquée par les scientifiques et les pédagogues, qui la jugent contraire aux intérêts des enfants. "Aucun résultat ne plaide en faveur d’une telle organisation du temps scolaire", soulignait l’Inserm dans son rapport de 2001 en insistant sur la perturbation du rythme intellectuel des enfants.
    L’inspection générale de l’éducation nationale s’est, de son côté, inquiétée du risque de désœuvrement pour les élèves les samedis matin libérés. Elle a également souligné la difficulté à compenser effectivement le passage de cinq à quatre journées de travail. "On peut dire que la semaine de quatre jours revient le plus souvent à réduire de douze jours le temps scolaire et donc à compacter encore plus les programmes généralement ressentis comme trop ambitieux pour le temps d’apprentissage disponible", indique l’inspection générale dans un rapport daté de 2002.
    L’avis des scientifiques - appuyé, il est vrai, sur un nombre réduit d’études - ne convainc pas les adeptes de la semaine de quatre jours. Notamment parce que la libération du samedi matin est vécue comme un progrès de la vie familiale. Le choix des quatre jours paraît donc, le plus souvent, irréversible. La Ville de Lyon, pionnière dans l’expérimentation, avait ainsi proposé en 2001 de revenir sur la formule. Mais une large majorité des conseils d’école (77 %) ont plébiscité la semaine de quatre jours. Même résultat au printemps 2004 dans le département des Landes, où les trois quarts des conseils d’école se sont prononcés pour le maintien des quatre jours.

    Un volume horaire annuel important

    La charge de travail annuelle atteint 936 heures pour les élèves scolarisés en France, un volume nettement supérieur à la moyenne des pays européens, qui se situe entre 600 et 800 heures, selon les statistiques publiées par Eurydice, le réseau européen d’information sur l’éducation. Seule l’Italie (980 heures), les Pays-Bas (940) et l’Ecosse (950) prévoient des volumes horaires plus importants. Les autres pays - comme l’Allemagne (670 heures), l’Irlande (739) ou l’Espagne (810) - se situent à des niveaux inférieurs.

    La situation des élèves français s’est pourtant nettement améliorée ces dernières décennies. Mais, le plus souvent, pour satisfaire les demandes des enseignants. "Le raccourcissement sensible et continu de la durée de présence obligatoire en classe pour chaque année du primaire (de 1 338 heures réparties sur 223 jours en 1894 à 936 heures en 180 jours depuis 1989) ne s’explique pas d’abord, loin s’en faut, par la prise en compte des élèves, mais par celle des instituteurs et de leurs revendications", raconte Claude Lelièvre dans Les Politiques scolaires mises en examen (ESF éditeur). Le temps libéré a notamment permis de développer la concertation entre enseignants.

    L’absence de différenciation selon l’âge des enfants La France a choisi de ne pas différencier les volumes de travail selon l’âge. Qu’il s’agisse de la petite section de maternelle ou du CM2, l’horaire hebdomadaire réglementaire est de 26 heures. "Avec l’Italie et la Communauté flamande de Belgique, la France est un des rares pays qui ne modifient pas le temps scolaire en fonction de l’âge. Ailleurs, on allège généralement les volumes horaires des élèves les plus jeunes", souligne Arlette Delhaxhe, directrice adjointe d’Eurydice. Cette situation est jugée "aberrante" par M. Testu. "C’est une erreur qui devrait être rectifiée. Nos études montrent que la vigilance n’est pas la même selon les âges. Au CP, elle est très faible l’après-midi. En CM2, elle est suffisante pour prévoir des activités exigeantes." Pour la maternelle, la sieste peut apporter une compensation. Celle-ci est fortement recommandée par les scientifiques : "Il est important de ne pas limiter la sieste aux enfants de petite section de maternelle", avertissait en 2001 un groupe d’experts de l’Inserm en suggérant de "la proposer à tous les enfants de moins de 6 ans qui en manifestent le besoin". "Malheureusement, souvent pour des questions d’aménagement des locaux, la sieste a tendance à disparaître", regrette M. Testu.

    Les sujets oubliés

    La focalisation des interrogations sur la semaine de quatre jours a masqué d’autres débats. Ainsi des réflexions sur les rythmes quotidiens : bien que les scientifiques plaident pour une organisation des enseignements calquée sur les rythmes biologiques des enfants, l’éducation nationale ne donne aucune consigne aux enseignants. Ainsi également des rythmes annuels : les textes officiels prévoient l’alternance de sept semaines de cours avec deux semaines de congés. Une règle que l’éducation nationale n’a jamais respectée. Avec parfois des choix extrêmes : pour 2006-2007, le ministère prévoit pour la zone A (Grenoble, Lyon, Montpellier...) un délai record de onze semaines et demie entre les vacances de printemps et celles d’été. Luc Bronner

    Article paru dans le journal Le Monde du 26.08.04


    Rentrée anticipée pour un quart des élèves

    Calendrier à la rentrée 2004

    Un quart des élèves des écoles maternelles et élémentaires (soit 1,36 million d’élèves) effectuent une rentrée scolaire anticipée par rapport à la date officielle de retour en classe, prévue le 2 septembre. Ce retour précoce permet de compenser la suppression du mercredi matin afin de respecter le volume des 936 heures annuelles obligatoires.
    Les premiers élèves à avoir repris les cours, lundi 23 août, se trouvent en Haute-Saône, dans l’Aisne, le Calvados et la Seine-Maritime. Un plus grand nombre d’écoles ont rouvert leurs portes mardi 24 août, en particulier dans les Hautes-Alpes, la Somme, l’Orne, la Meurthe-et-Moselle, la Vendée, le Maine-et-Loire, l’Eure-et-Loir, les Ardennes, l’Eure. Suivent, les 25 et surtout 26 août, le Val-de-Marne, l’Oise, les Landes, le Territoire de Belfort, la Dordogne, la Manche, le Lot-et-Garonne, l’Allier, le Puy-de-Dôme, l’Yonne, la Seine-Saint-Denis, etc. La plupart des écoles ayant adopté la semaine de quatre jours terminent l’année scolaire quelques jours après les autres.

    Statistiques à la rentrée 2004

    Environ un tiers des écoles ont aménagé leurs rythmes scolaires. Les proportions sont très variables d’un département à l’autre. Selon les travaux de l’inspection générale de l’éducation nationale, les taux varient de 100 % des écoles d’un département à moins de 1 %. La décision de passer de cinq à quatre jours est prise par les inspecteurs d’académie sur proposition des conseils d’école (qui rassemblent enseignants et parents).