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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 1er février 2006

    Carte scolaire 2006 : CTPD écoles du 1er février 2006


    Déclaration du Sgen-CFDT Val de Marne

    Les mesures envisagées par l’Inspecteur d’académie du Val-de-Marne lors du groupe de travail du 25 janvier 2006 n’ont pas varié.
    Plusieurs situations d’écoles devraient être réexaminées après ce CTPD. Le Sgen-CFDT en a fait part aux écoles concernées.
    La liste définitive des mesures de carte scolaire sera communiquée au prochain CDEN. Convoqué pour le 2 février, il devra vraisemblablement être reporté faute de quorum (jour de grève nationale).

    La dotation 94

    La dotation supplémentaire du Val de Marne pour 2006-2007 est de 11 postes. La prévision d’accroissement des effectifs est de 549 si l’on suit les chiffres donnés au CTPA. Nous constatons qu’une légère érosion du P/E (nombre de postes sur nombre d’élèves) est à nouveau prévue ce qui ne peut pas être satisfaisant.
    Nous constatons que la totalisation des prévisions d’effectifs dans les documents remis au CTPD aboutissent à un résultat sensiblement différent. Nous souhaitons des éclaircissements sur les raisons de ce décalage.

    L’éducation prioritaire

    Aucun poste n’est réservé pour la mise en œuvre du nouveau dispositif de l’éducation prioritaire alors qu’il a été annoncé que les 1000 enseignants supplémentaires (PE et PLC) interviendraient au collège et à l’école primaire. Cela augure mal d’une possible collaboration entre ces deux niveaux d’enseignement.

    La révision du dispositif des Zep est imposée, sans concertation, par le Ministère de l’Éducation nationale. Nous sommes donc impatients de comprendre comment cela va se traduire pour les écoles :
    - pour celles qui seront dans le secteur des collèges classés ;
    - pour les autres qui sont actuellement classées Zep, Rep ;
    - pour celles, enfin qui, sans être classées, ont été considérées comme telles.
    Autant nous jugeons nécessaire la révision de la carte de l’éducation prioritaire, autant nous trouverions dangereux qu’elle soit faite sans concertation, sans publication des données qui fondent le nouveau classement et en s’en tenant à des indicateurs, certes utiles, mais insuffisants. Le Sgen-CFDT demande qu’un CTPD soit consacré à cette question.

    Accueil des enfants de 2 à 3 ans

    Selon vos documents, environ 3000 enfants de 2 ans ont été accueillis en 2004, contre un peu plus de 2500 en 2005. Cela représente une proportion de 15 % des enfants de trois ans contre 17,7% l’année précédente. Près du quart des écoles Zep ou Rep n’a accueilli aucun enfant de 2 à 3 ans en 2005.
    La régression se poursuit et, force est de constater, que si l’Éducation nationale y est pour quelque chose, elle n’est pas la seule. Dans des villes qui ne se font jamais faute de clouer au pilori les représentants de l’Éducation nationale, ce sont bien les locaux qui manquent cruellement depuis plusieurs années : Ivry, Villeneuve-Saint-Georges, Alfortville, Choisy par exemple. Ajoutons également, par honnêteté, que l’autolimitation des effectifs se fait, bien évidemment, au détriment de l’accueil des enfants de deux à trois ans.
    Le Sgen-CFDT demande depuis plusieurs années que le CDEN soit saisi de la question de l’accueil et de la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans au niveau de l’Éducation nationale et des collectivités territoriales.
    Le Sgen-CFDT considère qu’une norme d’accueil spécifique pour les enfants de 2 à 3 ans devrait être définie.

    Enseignement spécialisé

    Ainsi que nous l’avions malheureusement prévu, la transformation des Clis dites 1E en Clis 1D, se poursuit sans bilan ni raison visible. On a l’impression d’un simple jeu d’écriture qui a permis de passer des classes de perfectionnement aux Clis. Nous restons persuadés que le problème de la grande difficulté scolaire ne se résoudra pas par ce genre de tour de passe-passe. Nous constatons, par ailleurs, qu’une Clis 1D a un effectif de 15 élèves (Valmy à Charenton) et une Clis 1E un effectif de 14 (Pablo Picasso à Limeil) alors que le seuil réglementaire, trop élevé déjà selon nous, se situe à 12. Il n’y a pas eu, cette année, de groupe de travail AIS. Les raisons d’en prévoir un, même après le CTPD, nous semblent suffisantes : information plus détaillée sur le fonctionnement des classes spécialisées (quels types de publics y sont orientés ? Sur quels critères ? Avec quels résultats ?) ; état des inscriptions et de la scolarisation des enfants handicapés ; bilan des formations Capa-SH tant du point de vue des élèves que des enseignants.

    Postes réservés

    Nous terminerons en déplorant que la politique de réservation de postes pour les enseignants débutants stagne cette année. Deux raisons justifient pourtant de la poursuivre bien au-delà :
    - L’année d’entrée dans le métier est trop importante pour qu’on la laisse massivement s’effectuer sur les postes les moins souhaités c’est-à-dire les plus difficiles comme il est encore trop souvent de coutume dans l’Éducation nationale ;
    - Si l’affectation des enseignants débutants n’est pas équitablement répartie entre les circonscriptions et les écoles, ces affectations se feront en plus grand nombre dans les écoles et sur les postes les moins demandés ce qui constitue une anomalie pour le fonctionnement du service public et une injustice pour les enfants de milieu populaire et les enfants orientés dans des structures spécialisées.
    Pour le Sgen-CFDT, accueillir un enseignant débutant devrait constituer un volet du projet dans toutes les écoles dont la taille permet de le faire chaque année.


    Que faire après le CTPD ?

    Aller au Ministère diront les uns ;
    Se mobiliser "tous ensemble" diront les autres ;
    Faire "péter" l’enveloppe de postes attribuée par le ministère assureront les plus remontés.

    En tout cas, il est une façon de se faire entendre dont il ne faut pas négliger l’importance : transmettre à l’Inspection d’académie un dossier argumenté sur la situation de l’école.