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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 4 avril 2006

    Contrat Première Embauche : situation à Paris XII - Val-de-Marne

    Lundi 3 avril, le CMC a été complètement bloqué.

    Les cours n’ont pas eu lieu.

    Une Assemblée d’information et de discussion sur l’insertion professionnelle s’est tenue à l’invitation de la présidence. Elle a regroupé dans l’amphi marron, personnels et étudiants de l’université dans un débat ferme et approfondi.

    L’Assemblée générale des étudiants, qui s’est tenue ensuite, a voté, démocratiquement et massivement, la poursuite de la grève, le blocage de la faculté aujourd’hui, la participation à diverses actions sur les gares et à la manifestation de la République à la Bastille.

    Ce mardi matin le blocage du CMC est toujours effectif.

    Des actions sont prévues demain et jeudi


    Information-débat sur l’insertion professionnelle des étudiants

    - Annonce de l’information-débat du 3 avril

    Suite au mouvement social autour du CPE, une information-débat sur l’emploi et l’insertion professionnelle des étudiants est organisée le lundi 3 avril de 12 h 30 à 14 h 30 dans l’amphithéâtre marron du CMC.

    Ce débat, organisé à l’initiative de l’équipe de direction et annoncé en CA du 24 mars, réunira des personnalités représentant différentes sensibilités des corps économiques et sociaux, des étudiants et des enseignants-chercheurs. Les noms de ces personnes vous seront communiqués lors d’un Douze en ligne très prochain. L’information-débat est ouverte à tous et vous êtes invités à y participer.

    Bien entendu, les personnels ont l’autorisation de s’absenter de leur travail pendant cette tranche horaire."

    Lettre adressée aux directeurs de composantes et responsables administratifs de services (.rtf)

    Déclaration de l’équipe de direction diffusée en CEVU du 23 mars et en CA du 24 mars (.rtf)

    Motion votée en CA le 24 février (.rtf)


    A l’attention des enseignants de l’UFR de Lettres et Sciences humaines

    Dans le contexte de la mobilisation des étudiants contre le CPE et pour répondre à leur inquiétude quant au déroulement de l’année universitaire, les enseignants de l’UFR de Lettres et Sciences humaines présents à l’assemblée du 21 mars à 13h30 (25 présents, 10 excusés)

    - rappellent qu’une motion demandant le retrait du CPE a été votée le 24 février 2006 à l’unanimité par le Conseil d’administration de l’Université Paris 12.

    - proposent à l’ensemble des collègues de l’UFR d’adopter les mesures suivantes :

    - Pendant toute la période de mobilisation, ne procéder à aucun contrôle des connaissances ni contrôle nominal de l’assiduité ;

    - Les jours de blocage correspondant aux appels à manifestation (notamment les jeudi 23 et mardi 28 mars), ne pas faire cours mais rester présents et disponibles sur le campus aux heures de cours ;

    - Les jours de grève sans blocage de l’université, ne pas assurer les cours devant des effectifs étudiants trop réduits (à titre indicatif : moins de la moitié).

    Sauf événement nouveau (par exemple retrait du CPE), nous proposons de refaire le point de la situation en assemblée le jeudi 30 mars à 13h30 (salle à confirmer).

    Ces propositions ont été transmises lundi 21 mars 06 à la direction de l’UFR et à la présidence de l’Université Paris12


    Créteil, le 14 mars 2006

    L’InterSyndicale FSU (SNASUB,SNESUP), FO, CFDT (SGEN-CFDT), CGT de L’Université Paris 12 Val de Marne

    à

    Madame Simone BONNAFOUS, Présidente de L’Université Paris 12 Val de Marne

    Madame la Présidente et Chère Collègue,

    A Paris 12, l’Assemblée Générale des Etudiants, avec participation des personnels, s’est majoritairement prononcée, aujourd’hui 14 mars 2006, contre le CPE, pour la grève et une série d’actions en vue d’une participation massive à la manifestation du 16 mars.

    Nous vous demandons de déclarer la suspension des enseignements, des contrôles et des examens le jeudi 16 Mars à partir de 12h, pour que les étudiants qui souhaitent s’exprimer au sujet du CPE puissent le faire sans être pénalisés.

    Nous pensons qu’une forte mobilisation cette semaine sera décisive pour obtenir le retrait du CPE. Nous avons le souci que le mouvement soit couronné de succès et que les activités universitaires puissent reprendre au plus tôt dans un climat serein.

    Cette demande s’inscrit dans celle formulée dans notre courrier du 13 février 2006 : « un aménagement du calendrier universitaire afin que tous les étudiants aient les meilleures conditions pour réussir leur année tout en ayant la possibilité de participer aux débats et aux actions sur le CPE ».

    Avec nos sincères salutations,

    Pour l’InterSyndicale des personnels : FSU (SNASUB, SNESUP), FO, CFDT (SGEN-CFDT)

    Julien GIRAL (SNASUB-FSU)
    Gérard LAUTON (SNESUP-FSU)
    Aline BROUSSOIS (FO)
    Joëlle FAURE (SGEN-CFDT).


    Madame la Présidente et Chère Collègue,

    L’inquiétude et le mécontentement suscités par la disposition du Contrat de Première Embauche (CPE) s’amplifient à Paris 12 comme dans de nombreuses universités.

    Les déclarations du Premier Ministre dimanche soir, voulant opposer les jeunes « des banlieues » aux autres jeunes et tentant de faire passer à marche forcée le projet de CPE à quelques adaptations mineures près, ne répondent pas aux attentes des étudiants.

    Ceux-ci agissent dans de nombreuses universités contre le CPE, pour des emplois stables dans le privé comme dans le public, y compris pour l’intégrité des contingents initialement prévus de postes aux concours de recrutement d’enseignants du second degré.

    Par sa Résolution adoptée à l’unanimité dans sa séance du 24 février, le Conseil d’Administration a pris en compte la demande de retrait du CPE qui s’exprime largement dans notre établissement comme dans le pays.

    Soucieux de participer à des débats et de se joindre à des actions pour avoir gain de cause, les étudiants ne peuvent dans le même temps se rendre présents à l’ensemble des enseignements ni se préparer sereinement aux diverses épreuves du contrôle des connaissances prévues par le calendrier les concernant.

    Pour ces raisons, nous demandons au nom de l’InterSyndicale FSU (SNASUB, SNESUP), UNEF, FO, CFDT ( SGEN-CFDT) réunie ce jour que des dispositions d’aménagement du calendrier universitaire soient préconisées et mises en œuvre afin que tous les étudiants aient les meilleures conditions pour réussir leur année universitaire.

    Enfin, plusieurs présidents d’universités (Nantes, Nanterre, Toulouse Le Mirail, ...) ont tenu à prendre position dans cette période en demandant une mise à l’écart du CPE au nom de leur souci primordial d’une bonne insertion professionnelle sans précarité obligée des jeunes diplômés, et pour rétablir la sérénité. Nous émettons le souhait que vous exprimiez publiquement, en tant que Présidente de Paris 12, une demande comparable.

    Dans ces circonstances qui peuvent requérir des échanges en temps réel entre l’Exécutif et l’InterSyndicale, nous restons bien sûr disponibles pour toute rencontre au sujet de la situation créée par le CPE et par le mouvement auquel il donne lieu.

    Avec nos sincères salutations,

    Pour l’InterSyndicale : FSU (SNASUB, SNESUP), UNEF, FO, CFDT (SGEN-CFDT)

    Julien GIRAL (SNASUB-FSU)
    Gérard LAUTON (SNESUP-FSU)
    Juliette GRIFFOND (UNEF)
    Aline BROUSSOIS (FO)
    Joëlle FAURE (SGEN-CFDT).


    Réponse de la Présidente de l’Université

    Cher(e)s Collègues,

    Le bureau de l’université (Vice-Présidents, Assesseurs, directrice de cabinet, secrétaire générale, agent comptable) réuni le 14 mars 2006 a pris connaissance de la demande de l’intersyndicale d’aménager le calendrier universitaire pour tenir compte des mouvements actuels contre le CPE.

    Il a été convenu de ne pas modifier le calendrier universitaire de façon à assurer la continuité des enseignements et la bonne préparation aux examens et concours mais qu’il serait demandé aux jurys et aux enseignants de tenir compte ultérieurement des différentes dates de manifestations nationales.

    Le bureau rappelle qu’une motion a été votée en Conseil d’Administration le 24 février demandant le retrait du CPE.

    Il pense important de distinguer la responsabilité des élus des conseils qui se sont engagés à titre personnel par leur vote et celle de la direction de l’université dont la mission est à la fois de permettre le débat (d’où un large accord à toutes les demandes d’utilisation de salles et d’amphis) et la continuité du service public.

    Simone Bonnafous
    Présidente de l’université de Paris 12
    Pour le bureau.