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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 26 avril 2006

    Installation de la commission du débat national "Université-emploi"

    Les seize membres de la commission du débat national "Université-emploi"

    Voici les seize membres de la commission du débat national "Université-emploi", présidée par Patrick Hetzel, recteur de l’académie de Limoges, et installée mardi à la Sorbonne par le Premier ministre Dominique de Villepin :

    - Laurence Baret, directeur des relations humaines (DRH) du groupe Danone

    - Françoise Bevalot, ancienne présidente de l’université de Besançon

    - Hervé Baussard, président de l’université de Lille I

    - Françoise Bouygard, déléguée adjointe à l’emploi

    - Marie Duru-Bellat, professeur à l’université de Bourgogne

    - Françoise Fressoz, journaliste aux Echos

    - Patrick Hetzel, recteur de l’académie de Limoges, président de la commission.

    - Françoise Holder, directrice des boulangeries Paul

    - John Keiger, professeur à l’université de Salford (Grande-Bretagne)

    - Daniel Laurent, conseiller du président du groupe Axa

    - Sylvain Lecoq, président du Cercle Vinci

    - Philippe Mahrer, directeur du Collège des ingénieurs

    - Bernard Masingue, directeur de la formation du groupe Veolia

    - Hervé de Monts, directeur de l’Onisep

    - Christian Saint-Etienne, professeur à l’université François Rabelais de Tours

    - Géraldine Schmidt, professeur à l’IAE de la Sorbonne-Paris I

    La CFDT boycotte l’installation de la Commission "Université-emploi"

    La CFDT a décidé de ne pas se rendre mardi à l’installation de la commission nationale "Université-Emploi" par le Premier ministre Dominique de Villepin, notamment parce que cette instance ne comprendra aucun syndicaliste, a-t-on appris auprès de la Confédération.

    "La commission ne fait pas appel aux organisations syndicales alors que sur le sujet des liens entre l’université et l’emploi, celles-ci ont toute leur place", a précisé une porte-parole de la centrale syndicale. En outre, "la procédure est pour le moins rapide", avec une installation en plein congrès de la CGT, a-t-elle ajouté.

    La CGT avait annoncé pour sa part la semaine dernière qu’elle ne se rendrait pas à l’installation de la commission, déplorant que Matignon ait choisi de l’organiser en plein milieu de son congrès.

    La CFE-CGC a décidé elle-aussi de ne pas répondre à l’invitation. Son secrétaire général, Jean-Louis Walter, doit bien se rendre à la Sorbonne, mais en "tant que rapporteur du Conseil économique et social (CES) sur l’insertion professionnelle des jeunes issus de l’enseignement supérieur", a-t-on appris auprès de l’intéressé.

    "Je regrette que des syndicalistes ayant fait des travaux importants ne soient pas associés à cette commission", a commenté M. Walter, qui a rappelé avoir lui-même "travaillé sur le sujet". "Si la composition de la commission ne change pas, cela montrerait que Villepin n’a pas bien compris ce qui s’est passé pendant le mouvement contre le CPE", a-t-il conclu.

    La commission de 15 membres, chargée d’organiser le débat national sur les liens entre université et emploi, est installée mardi après-midi à la Sorbonne par le Premier ministre, en présence de quatre ministres, d’élus, de représentants du Conseil Economique et Social, de responsables universitaires et syndicaux.

    Ce "grand débat national" avait été annoncé par le président Jacques Chirac le 31 mars, en pleine crise contre le CPE (contrat première


    Une soif de politique pour toute une génération

    Premier tour d’horizon d’un président d’université après le mouvement étudiant, Richard Lioger, président de l’université de Metz, troisième vice-président de la Conférence des présidents d’université et militant du Sgen-CFDT.

    Quelles sont les conséquences du conflit du CPE sur le déroulement de l’année universitaire ?

    Dans 95 % des cas, les cursus vont être maintenus avec néanmoins quelques retards, qui seront rattrapés en reportant les examens de trois semaines dans la plupart des universités. Des cours supplémentaires sont mis en place quand cela s’avère nécessaire. Pour quelques universités (Rennes, Nantes, Tours et Toulouse Le Mirail), certaines épreuves seront peut-être repoussées aux sessions de septembre.

    Qui va payer les dégradations ?

    L’ardoise globale n’est pas encore connue. Grosso modo, les dégâts se montent à 2 ME tout au plus. Le gouvernement a fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de payer la note et souhaitait renvoyer la facture aux universités. Mais au niveau de la Conférence des présidents, nous avons fait observer que celles-ci n’étaient pas responsables du conflit. Et par ailleurs, que représentent ces dégradations, cantonnées à quelques universités - car toutes n’ont pas été occupées -, par rapport à celles infligées à des locaux publics par les dernières exactions des viticulteurs ?

    Quelles réflexions vous inspirent la nature du mouvement étudiant ?

    D’abord une expression très radicale, emmenée par quelques militants aguerris, pas forcément perçue au niveau du discours des leaders étudiants. Nous sommes d’ailleurs plusieurs collègues présidents à penser que ce radicalisme n’est pas un feu de paille. C’est la première fois que ce genre de mouvement intéresse autant de monde chez les étudiants. Tout en phagocytant la coordination étudiante et les mouvements dans les universités, il a opéré comme un catalyseur d’une base spontanée, le mouvement se construisant au jour le jour. Progressivement s’est greffée une conscience politique, qui s’est étendue au-delà de la seule question du CPE. Nous avons constaté ce phénomène un peu partout. Il correspond, je crois, à une soif de politique de toute une génération. Il faudra encore analyser ce mouvement, qui mérite une vraie étude approfondie.

    Les enseignants [d’Université] n’ont-ils pas été les grands absents ?

    À part quelques militants, ils sont pour la plupart passés à côté de la mobilisation étudiante. Ce sont surtout les présidents d’université qui se sont positionnés. À Metz, les enseignants n’ont pas observé un seul jour de grève. Plus généralement, cela provient à mon avis d’un vrai fossé existant entre eux et les jeunes, dont les préoccupations n’ont pas fait écho à celle des enseignants.

    Philippe Réau © CFDT