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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 16 septembre 2006

    Migrations : point de vue de la CFDT

    Jean-Louis Malys, secrétaire national, expose le point de vue de la CFDT sur la question des migrations, qui fait débat dans la société.

    On oublie que la mobilité fonctionne dans les deux sens

    Pourquoi, alors que la mondialisation s’impose comme un fait, la libre circulation des personnes est-elle restreinte ?

    Nous sommes face à un double paradoxe. D’un côté les partisans du libre échange économique et financier sont les plus opposés à la libre circulation des individus et, de l’autre, ceux qui prétendent stopper la mondialisation demandent d’abolir totalement les frontières pour les populations. Tout cela n’est guère cohérent ! La CFDT considère la globalisation comme un fait et les courants migratoires aussi. Donc, comme dans les autres domaines, il s’agit d’établir des règles qui respectent les individus, leurs choix, leur dignité et qui soient compatibles avec l’intérêt général des pays d’accueil comme des pays de départ.

    Es-tu favorable à une politique active de co-développement entre pays d’accueil et pays de départ ?

    C’est la solution qui s’impose. Une politique de co-développement devrait favoriser le développement des pays de départ et considérer l’immigration comme une opportunité pour les pays d’accueil, dont la démographie est déséquilibrée. On oublie que les pays dits d’accueil sont aussi des pays de départ et que la mobilité fonctionne dans les deux sens.

    Pour la CFDT, où se situe l’urgence sur ces questions ?

    Avec les échéances politiques qui approchent, nous devrons combattre à nouveau les thèses xénophobes et racistes. Mais il nous faut aussi poursuivre la réflexion pour préciser nos analyses, en intégrant bien sûr la dimension européenne. C’est dans ce cadre que nous engageons un travail avec nos partenaires de la Ligue de l’enseignement et de la Fédération des centres sociaux, avec une première conférence qui se déroulera à la Confédération, le mardi 3 octobre, sur la question du droit à la mobilité des travailleurs.

    Propos recueillis par Miren Larre
    Syndicalisme Hebdo n°3088
    7 septembre 2006