Logo

Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

  • Accueil
  • > Politiques
  • > Actualités
  • 4 avril 2007

    Modification des programmes du primaire : Robien passe en force

    Malgré le rejet massif, lundi, par le Conseil supérieur de l’éducation, de la modification des programmes de l’école primaire, Robien continue sa stratégie : ne pas tenir compte des avis formulés et rester droit comme un i dans sa tour d’ivoire avec ses certitudes.

    Il a annoncé qu’il publierait ces modifications mercredi 4 avril.

    On n’oubliera pas que ce triste personnage, qui méprise ouvertement et cyniquement la communauté éducative, a apporté son soutien à N.Sarkozy....

    Le Conseil supérieur de l’Education (CSE), instance représentative du monde éducatif et consultative, a rejeté lundi des projets de textes obligeant les enseignants à faire pratiquer 15 minutes de calcul mental par jour aux enfants et modifiant les programmes du primaire.

    Ces modifications visent à intégrer dans les programmes les nouvelles directives en matières d’enseignement des "fondamentaux" contenues dans trois circulaires, signées par Gilles de Robien, sur le calcul, le vocabulaire et la grammaire, ainsi que le socle commun de connaissances et de compétences.

    Un projet d’arrêté modifiant les "horaires de l’école primaire", de la maternelle au CM2, a été, de sources syndicales, repoussé par 41 voix contre, 6 pour 6 abstentions, et 3 refus de vote.

    Il s’agissait de formaliser notamment les 15 minutes de calcul mental par jour, les trois heures hebdomadaires entièrement réservées à l’apprentissage de la grammaire, ainsi que le principe de l’apparition d’une langue vivante dès le CE1.

    De même source, les textes modifiant les programmes, pour tenir compte notamment de l’apprentissage des quatre opérations en dernière section de maternelle ou des "leçons de mots" en vocabulaire, ont été rejetés par 36 voix contre, 8 pour et 3 abstentions.

    Les syndicats sont farouchement opposés aux modifications proposées sur la plupart des points, notamment parce que ces changements ont été décidés, selon eux, sans concertation suffisante.

    Selon AFP


    Communiqué de presse de la fédération des SGEN-CFDT

    La facilité du mensonge

    Ainsi pour justifier sa signature, le 4 avril, de l’arrêté réformant les programmes d’enseignement, Gilles de Robien a déclaré que « la majorité du CSE (à savoir près de 90% des membres) est restée dans sa logique d’opposition au socle commun ».

    - Premier mensonge.

    Le Sgen-CFDT, parmi d’autres, a réaffirmé sans ambiguïté son profond attachement au principe même du socle commun qui doit permettre de conduire tous les jeunes à la réussite scolaire. Puis le ministre a le culot d’affirmer que la révision des programmes a eu lieu « dans le cadre d’un long processus de concertation ».

    - Second mensonge.

    Il n’y a eu aucune concertation digne de ce nom sur les programmes du premier degré. Il s’agit en fait d’un détournement majeur des programmes de 2002 et d’une perversion de la problématique du socle qui conduit à l’empilement.

    Pour le Sgen-CFDT, décidément, la politique conduite par ce ministre gonflé de certitudes aura été néfaste jusqu’au bout.

    La question du socle et des programmes de l’École sera mise en avant auprès du futur ministre de l’Éducation nationale, qui que ce soit. Ces questions, en particulier, devront s’inscrire dans une véritable politique de l’Éducation prenant enfin en compte la réussite scolaire de tous.

    Paris, le 2 avril 2007