Logo

Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

  • Accueil
  • > Autres secteurs
  • > Supérieur
  • 15 juin 2007

    CNESER du 4 et 5 juin

    Le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) s’est réuni les 4 et 5 juin dernier. Notre ministre Valérie Pécresse était présente pour nous informer sur l’action du gouvernement au sujet des universités.

    Très rapidement, elle souhaite mettre en place un chantier "Réussite en Licence" (et non pas "échec en premier cycle", histoire de positiver). Ce travail se fera avec Mr Dizambourg (Président du Comité Licence et Licence Pro). Elle demande également aux organisations de répondre très rapidement à l’appel de Dizambourg sur ce sujet. Elle attend également les remarques de la CPU.

    Il lui faut des propositions précises afin qu’elle puisse justifier le plus finement possible les moyens budgétaires éventuellement supplémentaires qui pourraient être accordés à son ministère. Une annonce officielle de ce chantier devrait être faite lundi 11 juin.

    La feuille de route établie par le Président de la République est consacrée à une grande réforme de l’enseignement supérieur étalée sur plusieurs années dont la loi sur l’autonomie sera le socle.

    Cette loi sera accompagnée de réflexions à divers niveaux, comme la réussite étudiante, la valorisation des enseignants-chercheurs, les conditions matérielles des missions des enseignants-chercheurs, la focalisation sur les jeunes enseignants-chercheurs (volet "début de carrière des enseignants-chercheurs et chercheurs").

    Sur l’établissement de cette loi, le ministère a déjà commencé les contacts avec les organisations.

    D’autre part, trois groupes de travail sont mis en place :

    - Gouvernance des universités : il s’agit de discuter de la nécessité et du rôle des conseils, pouvoirs des présidents, place d’une équipe dirigeante.

    - Périmètre de l’autonomie : nouvelles compétences de l’université, de quelle manière veut-elle les mettre en ouvre (volontariat), budget global, recrutement.

    - Modalité d’accompagnement : il va falloir donner aux universités des compétences pour accompagner cette autonomie (contrôleur de gestion, financier). Il faut un statut pour toutes les universités. Ce chantier modalité d’accompagnement est, aux yeux de la ministre, essentiel.

    Elle souhaite simplifier les démarches dans l’université, pour que l’université avance plus vite, qu’elle puisse gérer elle-même ses bâtiments si elle veut, qu’elle soit plus réactive.

    Pour rassurer, Mme la Ministre indique que 4 portes sont d’ores et déjà fermées :

    - Sélection en premier cycle. Elle ne sera pas dans la loi. La sélection se fait au Bac ; cela correspond au système français.

    - Droit d’inscription. Le modèle culturel français est un financement par la Nation. Il n’y aura pas de possibilité, laissée aux établissements sous prétexte d’autonomie, de pouvoir augmenter eux-mêmes les frais d’inscription en corollaire avec cette loi. La modulation des frais d’inscription ne sera pas évoquée, nous resterons dans le système actuel.

    - Les diplômes continueront d’être nationaux. Il n’y aura pas de diplôme d’université.

    -  Il n’y aura aucune fermeture d’universités, ni de regroupement imposé d’universités. Actuellement, la visibilité passera par les PRES. Mme La Ministre souhaite que les universités petites et moyennes ne soient pas exclues des PRES. Elle insiste en disant que les PRES doivent être des outils de valorisation pour toutes les universités.

    En terme de calendrier, elle veut que le rendu des concertations soit fait le 22 juin afin que la loi puisse passer à la dernière session du parlement ; elle indique que cela permettra de laisser le plus de temps au travail.

    Enfin, elle précise que le Président de la République a des idées sur cette loi de l’enseignement supérieur mais que tout peut-être envisagé.

    Mme la Ministre sait que le travail est déjà bien avancé sur ces sujets. Elle souhaite s’appuyer sur les bilans de ces concertations pour affiner sa demande budgétaire. Elle rappelle que le Président de la République a promis une augmentation de 50% du budget sur 5 ans, soit 1 milliard d’euros de plus dès l’année prochaine.