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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 21 novembre 2007

    Suppression du samedi matin : accord du SGEN-CFDT pour des discussions - Protocole de discussion et cahier des charges de Darcos

    Communiqué de la fédération des SGEN-CFDT

    Aujourd’hui, 8 novembre, le Sgen-CFDT donne son accord au ministre de l’Education nationale pour engager des discussions sur les conséquences de la suppression du samedi matin. Le protocole de travail proposé engage le gouvernement. La suppression du samedi matin ayant été décidée unilatéralement par le ministre, il est important que les réorganisations qui en découlent se fassent selon des principes clairs. C’est l’objet de ce texte contractuel.

    Les conséquences sont de deux ordres : Le temps de classe hebdomadaire des élèves sera dorénavant de 24 h. Il reste à répartir ces 24 heures dans la semaine.

    Le texte ouvre la discussion sur cette répartition sans préjuger des choix qui seront faits et en laissant ouverte la possibilité de choix locaux diversifiés quant aux rythmes scolaires.

    Le service des personnels va évoluer puisqu’il comprendra désormais 24h devant la classe, 1 h de concertation et 2 h réinvesties autour de l’aide aux élèves en difficulté.

    Le contenu de cette aide et les modalités de répartition de ces heures feront l’objet des discussions à venir, mais il est d’ores et déjà acté qu’elles seront réinvesties en totalité « dans la problématique générale de réussite de tous les élèves » et que « le principe plus de maîtres que de classes pourra être retenu ».

    Les discussions à venir s’attacheront également à renforcer le travail en équipe et la formation des enseignants, éléments que le Sgen-CFDT considère comme essentiels dans la perspective d’une évolution du métier.

    Sans préjuger du résultat des discussions à venir, le Sgen-CFDT a donné son accord à ce protocole de travail parce qu’il considère que cette démarche participe positivement à la défense et à l’amélioration du service public.

    Le Sgen-CFDT entend ainsi investir les espaces du dialogue social avec la même détermination qu’il appelle à l’action le 20 novembre pour un service public d’éducation ambitieux.

    Paris, le 8 novembre 2007.


    Darcos publie le cahier des charges de sa réforme du primaire (Le café pédagogique)

    "La première étape de cette nouvelle ambition sera de diviser par trois, d’ici la fin de cette mandature, le nombre d’élèves en situation d’échec lourd. C’est le premier objectif de ce projet pour l’Ecole primaire". En publiant, le 14 novembre, le "document d’orientation" pour les nouveaux programmes de l’école primaire, Xavier Darcos n’évite pas l’ambition du progrès rapide et massif dans l’école.

    Pour atteindre, en moins de 5 ans, cet objectif il envisage plusieurs outils. En premier lieu, il souhaite diviser par deux le nombre des redoublements : de 18% ils passeraient à moins de 10%. Pour le ministre, il est clair que "le redoublement précoce n’a aucun impact positif sur la poursuite de la scolarité d’un élève", une affirmation que la recherche ne peut que confirmer.

    L’autre moyen c’est le renforcement des fondamentaux et prioritairement du français. X. Darcos oppose "deux temps de l’école : le temps de la transmission des savoirs au service de l’acquisition par tous les élèves des apprentissages fondamentaux et le temps de l’accompagnement éducatif" ces derniers "empiètent trop sur les contenus fondamentaux.

    Le dernier outil c’est le pilotage par l’évaluation. Deux évaluations nationales seront imposées au milieu de l’année en CE1 et CM2. "Les progrès accomplis par les élèves et mesurés par ces évaluations constitueront le véritable indice de réussite de la politique scolaire". L’évaluation des enseignants intégrera les résultats de leurs élèves. Le ministre écrit même cette phrase assez curieuse : "L’évaluation des professeurs des écoles doit être redéfinie : pour ne plus s’attacher seulement à la méthode pédagogique de l’enseignant mais intégrer les progrès des élèves" comme si l’école n’était qu’une machine à instruire...

    Les élèves en difficulté bénéficieront de travaux en petits groupes, à l’écart de leurs camarades, durant les deux heures hebdomadaires libérées (celles du samedi matin). "il sera proposé à tous les élèves présentant en fin d’école primaire de grandes difficultés dans la maîtrise du langage, de la lecture ou de l’écriture, un stage de remise à niveau entre la fin du CM1 et le commencement de la scolarité au collège".

    Enfin, l’école maternelle devrait être elle aussi réformée. "Il faut donner à l’école maternelle un programme qui respecte mieux sa spécificité en matière pédagogique". Il rejoint là aussi une demande du HCE.

    Cette feuille de route semble à la croisée de plusieurs influences. On y retrouve d’abord celle du rapport du HCE : la nécessité de lutter contre l’échec scolaire, de recadrer l’enseignement en maternelle et de lutter contre les redoublements. On y voit aussi celle de l’accountability américaine : des batteries de test permettent d’observer les résultats des écoles et, par suite, obligent les établissements à s’améliorer et particulièrement ceux qui ont les publics les plus défavorisés. Pour cela ils organiseront des renforcements en petits groupes. Malheureusement on peut craindre qu’une vision aussi simpliste n’apporte pas les réponses attendues. Il ne suffira pas plus de retenir plus longtemps à l’école certains élèves pour qu’ils améliorent leurs résultats que de mettre en place des batteries de tests, pour assurer une éducation de qualité. Le document va maintenant servir de base à des échanges entre les acteurs de l’Ecole. Souhaitons qu’ils y introduisent le mot "éducation" .

    Le document d’orientation (en pdf)



     

     

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