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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 10 janvier 2008

    Le service minimum rencontre l’opposition des communes

    Après l’association des maires de France (voir L’Expresso du 9 janvier), c’est l’Association nationale des directeurs de l’éducation des villes (Andev) qui proteste contre la proposition ministérielle d’inviter les communes à instaurer un service minimum dans les écoles en cas de grève contre une subvention publique prélevée sur les retenues sur salaire des grèvistes.

    Sur le site du Café pédagogique

    - L’Andev, qui regroupe les responsables éducatifs des grandes villes, estime le projet " tout à fait regrettable". "Cette mesure constitue véritablement une première et met en lumière l’incapacité de l’éducation nationale à exercer dans ce domaine ses responsabilités d’employeur public" poursuit Claudine Paillard, présidente de l’Andev. "En mettant à la charge des communes le service minimum, le MEN évite ainsi une difficile discussion avec les organisations syndicales d’enseignants, qu’il reporte ainsi sur les communes. Celles ci devront si elle souhaitent mettre en place ce service, négocier de leur côté avec les organisations syndicales de leur personnel". Une discussion qui ne sera pas partout facile… L’Andev relève "l’embarras" dans lequel les municipalités vont se trouver entre les pressions des personnels éducatifs et les parents.

    - Mais l’Andev critique aussi la conception qu’a l’Etat du rôle éducatif des collectivités locales. "En mandatant les communes pour le faire à sa place, elle renvoie une fois de plus les communes à un rôle éducatif limité, essentiellement lié à la fonction de garderie, de service à la famille, "périphérique " à l’école sans projets ni objectifs pédagogiques… Plutôt ainsi que de se défausser de sa responsabilité sur les communes, il aurait été plus courageux et efficace, de travailler à un véritable service minimum unifié portant sur l’ensemble des temps de l’enfant. Car organiser le service minimum sur l’école mais ne pas prévoir le fonctionnement de la restauration pose, il faut le rappeler, pour de nombreuses familles tout autant de difficultés. Les communes demanderont–elles à l’éducation nationale d’assurer l’accueil en restauration en cas de grève de leur personnel ?"

    - Cette situation, Bertrand Delanoë la refuse. Dans un article de Libération, le maire de Paris estime qu’il ne peut pas "demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux".

    - Les parents de la Fcpe estiment que "ce ne sont pas quelques jours de grève programmés qui compromettent la qualité du service public mais bien les remplacements non assurés" et rappellent les taux minimum d’encadrement : un animateur pour 8 enfants en maternelle et un pour 12 en élémentaire.

    Communiqué Andev

    Article Libération