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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 29 septembre 2008

    RASED : une disparition soigneusement préparée

    Rased... Réseau d’aide pécialisé pour les enfants en difficulté.

    Rased... Ce sigle sera , dans un bref délai - la rentrée 2009 - à ranger dans le répertoire du musée de l’éducation.

    Composé, jusqu’à peu, d’un psychologue, d’un maître chargé de l’aide pédagogique et d’un maître chargé de l’aide rééducative, le Rased a pour mission d’aider les enfants en difficulté d’apprentissage à l’école primaire, sur le temps de classe.

    Aide spécialisée qui ne peut se confondre avec un quelconque soutien , tant les facteurs psychologiques et le vécu des enfants dans l’impossibilité d’apprendre forment les premiers éléments de diagnostic pour cette aide. Une formation spécifique est nécessaire pour comprendre les histoires particulières qui mènent à l’échec.

    De cette formation et de ce personnel spécialisé, notre ministre a décidé de se passer, arguant du fait que les heures de soutien allouées aux enfants en difficulté par récupération du samedi matin, suffiraient à les remettre sur les rails.

    Peu importe si le fait de les gaver deux heures de plus fait douter l’ensemble de la communauté éducative : lui seul sait et les troupes doivent obéir.

    Retour sur la disparition annoncée

    Depuis la rentrée 2007 et l’arrivée de Darcos, des rumeurs incessantes prédisaient la disparition des RASED. Pour en savoir plus, l’interfédérale de l’éducation a demandé des informations au ministre dans deux courriers (mars et juin 2008) . Aucune réponse n’est venue, accréditant le mauvais coup en préparation.

    A la rentrée les propos de Luc Ferry annonçant la possible récupération des postes des RASED est venue conforter l’inquiètude.

    Vendrdi 26 septembre, c’est le directeur de cabinet de Darcos qui lâche l’info : à la rentrée 2009, 3 000 maîtres E (adaptation) et G (rééducateurs) retrouveront une classe banale, au seul motif que "ces suppressions sont la participation du ministère de l’Education à la "modération de l’emploi public".

    Outre le mépris ainsi affiché envers l’action de ces personnels (en gros, ils ne servent à rien), ceux-ci vont perdre leur indemnité de spécialisé, soit environ 700 euros par an...

    Dans l’académie de Créteil, la dernière circulaire rectorale mêle allègrement le soutien et l’aide spécialisée dans une confusion sans nom, préparant ainsi le terrain pour la prochaine rentrée.

    Dire que les personnels spécialisés en ont marre est un euphémisme.

    La colère est immense et le ras-le-bol généralisé.

    Ils attendent avec impatience une réaction à la hauteur de ce mauvais coup pour les enfants en difficulté et leurs parents.

    J.Claude Robineau
    SGEN-CFDT 9-3-4
    Enseignant en RASED - Adaptation