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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 22 janvier 2009

    Les évaluations doivent être au service des élèves et des équipes !

    Ces évaluations sont tout à fait cohérentes avec les nouveaux programmes, fondées sur le par cœur et l’automatisme. Pour avoir de bons pourcentages à l’évaluation, la solution est de démarrer le bachotage dès septembre. C’est certainement là qu’ il faut chercher leur raison d’être : imposer des programmes dont la profession ne veut pas. Ces épreuves ont d’ailleurs été préparées dans les mêmes conditions que les programmes : dans le secret et sans aucune concertation, autant dire dans un mépris total des compétences des enseignants de l’école !

    A télécharger ici ou en bas de cet article
    un tract contenant le même texte mis en forme
    un fichier Excel et un fichier OpenOffice pour saisir les résultats de l’évaluation CM2 selon les modalités proposées par le Sgen-CFDT, le SE-UNSA et le Snuipp

    ● Une évaluation formative consiste à vérifier ce que maîtrise l’élève, ce qu’il maîtrise partiellement, ce qu’il ignore. Des épreuves sanctionnées par 1 ou 0 ne relèvent évidemment pas de cette logique. L’évaluation formative permet à l’enseignant ou à l’équipe de concevoir une remédiation pour aider l’élève. Au cycle 3, cela aurait un sens vers la fin du CM1, certainement pas à 5 mois de la fin du CM2.

    ● Une évaluation sommative intervient en fin de cycle et permet un bilan, individuel et collectif sur l’ensemble des notions étudiées. Avec des épreuves passées en janvier, il ne s’agit pas de cela non plus. L’évaluation imposée n’a guère d’utilité pédagogique. Par des codages de réponse simplistes, passée en janvier en partie sur des notions non étudiées, elle risque de ne produire que des palmarès publiables avant l’inscription des élèves.
    Parfaitement scandaleux !

    Une prime de 400 €, pour quoi faire ?


    ● Pour favoriser le travail en équipe, pour optimiser la réflexion pédagogique, pour enrichir le projet d’école ? Sûrement pas ! L’attribution d’une prime aux seuls enseignants chargés de l’évaluation casse tout travail collectif, toute dynamique d’école et renvoie chacun à sa classe.

    ● Pour tenir compte du temps passé à la restitution aux familles ? Ce n’est pas seulement en CM2 qu’il faut le faire ! Ce temps doit être reconnu pour tous les enseignants, quel que soit le niveau de leur classe.

    ● Pour revaloriser les salaires des enseignants ? Une prime accordée à certains, parce qu’ils ont la charge d’un CM2, ne peut en aucun cas nous satisfaire. Une véritable revalorisation doit concerner tous les enseignants et de façon pérenne !

    Choisir de verser une prime, pour les enseignants de CM2, c’est ne pas connaître comment fonctionnent les écoles. Dans une même école, les élèves de CM2 peuvent être répartis dans plusieurs classes et plusieurs enseignants interviennent dans une classe. Parfois même, ce sera un stagiaire PE2 qui fera passer l’évaluation.
    Qui percevra cette prime, au bout du compte ?

    Pour le Sgen-CFDT, précipitation et absence de concertation ne peuvent, en aucun cas, remplacer la réflexion pédagogique ni la gestion des personnels !



     

     

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