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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 16 mars 2009

    Réflechir ensemble à l’enseignement des sciences


    Compte-rendu de la réunion du 11 février

    Le 11 février 2009, une trentaine de personnes, dont Guillaume Touzé et Guy Vauchel militants nationaux chargés de la politique éducative au Sgen-CFDT, se sont réunies à la bourse du travail de Paris à l’initiative du Sgen-CFDT afin de réfléchir aux questions suivantes :
    - comment attirer plus de jeunes vers les études et les carrières scientifiques ?
    - Comment faire progresser l’égalité des chances entre les milieux sociaux et entre les sexes ?
    - Que défendre et proposer en matière de programmes et méthodes d’enseignement dans les établissements du second degré ?

    Nous présentons ici très modestement un résumé de nos échanges, mais aussi sur la fin les pistes qui se sont dégagées. Elles mériteraient toutes du temps de réflexion. Si vous souhaitez y contribuer, n’hésitez pas à réagir à cet article.

    Pour notre part, nous avons le projet de proposer encore ce type de réunion et nous feront part de ces pistes à ministère de l’Education nationale et aux corps d’inspection.

    Bonne lecture.

    Question d’orientation : les élèves entre projets et stratégies dans les méandres du lycée

    Nos constats

    Il a tout d’abord été question de savoir comment les élèves choisissent leur orientation après le bac et notamment pourquoi ils ne choisissent pas les sciences. Diverses enquêtes montrent que la formation est ressentie comme difficile. Du point de vue des enseignants du supérieur, le recrutement a changé. Arrivent désormais dans les facultés scientifiques les élèves de TS qui ont entre 8 et 10. Ils n’ont pas les compétences nécessaires. Avant c’étaient ceux qui avaient entre 10 et 12.

    Le poids des structures de l’école

    En 1986, l’objectif d’amener 80 % d’une génération au niveau bac est affirmée et débouche sur une très forte augmentation jusqu’en 1995 du pourcentage de jeunes qui accèdent à ce diplôme (importance du Bac Pro créé en 1985 pour les 80 % mais ce sont les bac généraux qui marquent le pas). La réforme de 1993 se traduit dans les filières scientifiques une seule série S avec spécialité. Il y a donc désormais un tronc commun de cours obligatoire avec public hétérogène et il semble que cela ait accru les difficultés des élèves. D’autant que cela s’est accompagné d’une diminution des horaires de 9 H à 5h30 pour 80 % d’entre eux. Par ailleurs, les spécialités ont un effet pervers : concurrence entre les spécialités en fonction des notes prévisibles au baccalauréat. Il s’agissait en 1993 de casser la suprématie de la série C mais c’est derniers choisissaient plus des carrières scientifiques. Au total, cette réforme est concomitante du ralentissement de la démocratisation scolaire. L’effet a été très rapide et le ministère a fait la sourde oreille. Séparer la voie scientifique en plusieurs voies est une piste de réflexion dans la mesure où la série SI est facteur d’ascension sociale.

    Les élève de S ne veulent plus faire de carrière scientifique vécue comme trop exigeante (études, temps et engagement professionnels) mais beaucoup d’élèves vont en S car cette série est vécue comme la plus utile pour le métier futur quel qu’il soit. Ces stratégies lycéennes sont aussi liées aux classes préparatoires économiques qui recrutaient surtout en S.

    Dans le même temps, les voies technologiques se vident aussi et leurs élèves ont beaucoup évolué. Ce sont aussi des filières scientifiques. Leurs élèves ne briguent pas des postes prestigieux dans l’économie.

    Au total une réflexion sur l’enseignement des sciences et l’orientation des jeunes vers des études puis des carrières scientifique ne peut faire l’économie d’une réflexion sur l’ensemble des séries et ne doit pas oublier les enseignements technologique et professionnel.

    Et les filles ? Problème des filles dans les études scientifiques et des stéréotypes.

    Mixité ne signifie pas égalité. Il y a beaucoup de filles en TS : 46% des élèves sont des filles, mais toutes ne vont pas en carrières scientifiques. La majorité se dirigent en SVT ou médecine. Les pratiques de décloisonnement entre maths et physique chimie favorisent l’égalité filles-garçons. C’est dans toutes les dimensions de l’enseignement qu’il faut veiller à ce que les rôles sociaux ne se reproduisent pas . Ainsi, des observation en sciences physiques au collège révèlent les mécanismes d’une telle reproduction : en expérimentation, les filles écrivent et les garçons manipulent. Les filles ne doivent pas être seulement spectatrices. Un colloque action sciences permet d’avancer sur ces questions. Il faut avoir en tête l’aptabilité à de futurs métiers que l’on ne connait pas. Les filles plutôt vers médecine (15% de réussite) et la biologie, il faut préparer les étudiants à faire autre chose après un échec : il y a des possibilités dans les maths et la physique chimie. Les garçons sont plus à l’aise dans la compétition alors que les filles sont plus à l’aise dans la coopération. La place des femmes dans le domaine scientifique reste difficile puisque l’image : « si tu réussis c’est que tu as couché » est toujours prégnante. On ne leur facilite pas l’accès à ces carrières.

    Ce que nous enseignons

    Les jeunes sont dégoutés après la première : pourquoi ? Que faire ?

    Le système scolaire est orienté dans le second degré vers l’identification d’une élite, c’est-à-dire le repérage de ceux qui vont très vite. Pour tous les autres, se pose le problème de l’appropriation des connaissances, du temps pour réfléchir et rechercher qui manque. Apprendre à chercher c’est accepter de se tromper. Tout cela nécessite du temps or pour faire des économies, on fait sauter TP et TD en classe de 24. Qu’attend on d’un scientifique. Savoir prendre du temps : les élèves font tout ? Est-ce qu’on peut tout faire ? Il faut aussi pouvoir développer le travail de groupe. Il existe dans certaines académies une option sciences en seconde qui ne peut se faire sur l’académie de Créteil. Elle permet de faire facilement des ponts entre les enseignements scientifiques ce qui est important pour les élèves. Elle existe dans l’académie de Montpellier mais elle est restée expérimentale pour des raisons politiques. Dans cet état d’esprit aussi, les TPE étaient importants mais ils ont été retirés en terminale et les heures ont disparu dans la poche de Bercy et les profs de maths ne font plus de TPE alors que c’était un des moments privilégiés de la pluridisciplinarité.

    Quelles sciences enseigner ?

    Un colloque sur les maths en Europe a montré la différence qui existe sur les exigences de savoir-faire et de techniques opératoires. On peut faire des maths sans comprendre jusqu’au bac : il est possible de faire des maths sans démonstration sans connaître l’abstraction de tous les concepts. Est-ce le but ? Le dégout des élèves est liés aux objectifs des programmes : introduction de la dérivée par exemple. C’est très compliqué pour y arriver, en France c’est au niveau de la 1ère alors que c’est en 2è année de fac aux États-Unis. Le saut conceptuel attendu des élèves qui vont en 1ère S est très important.

    Comprendre et démontrer ne signifie pas la même chose.

    Une autre réflexion dont on ne peut faire l’économie pour penser l’enseignement des sciences dans le secondaire est celle qui porte sur l’enseignement des sciences dans l’enseignement primaire. Or les nouveaux programmes reposent de plus en plus sur la mécanisation des programmes du raisonnement alors que la compréhension, la place laissée aux questionnements des élèves est plus importante et permettrait de préparer la démarche de recherche, d’acceptation de l’erreur comme étape pour apprendre et progresser.

    De la même manière, il est utile de réfléchir à l’enseignement des sciences dans l’enseignement professionnel : les processus d’orientation portent la trace d’un modèle de société et l’approche des connaissances dans les différents champs de l’éducation en témoigne. En lycée professionnel il y a une relation forte entre la réalisation concrète et les savoirs ce qui peut donner du sens, permettre de remotiver des élèves et les réconcilier avec un projet scolaire. Faut-il réserver une telle démarche de réalisation concrète à l’enseignement professionnel ? N’a-t-elle pas aussi beaucoup à apporter aux élèves des autres filières d’enseignement ?

    Au total se posent les question de l’organisation d’un travail entre les disciplines qui suppose du temps de concertation mais aussi des enseignements pluridisciplinaires, et de l’évaluation : comment laisser de la place à l’erreur mais aussi évaluer pour estimer le niveau de réussite des élèves ?

    Quels outils pour permettre aux élèves de donner du sens

    En 1ère S, il y a des élèves qui ne sont pas intéressés et d’autres qui bachotent : c’est difficile à gérer. Les sciences ne sont pas considérées comme une matière de culture générale et du coup, on ne conçoit pas de culture scientifique dans certaines filières. Les outils doivent avoir du sens et permettre de comprendre la démarche. Il y a des différences entre les dérivées entre maths et la physique, et comme il n’y a pas de possibilité d’échange institutionnel, on perd du sens. Du point de vue du développement de la curiosité intellectuelle : c’est le prof qui a les initiatives et l’élève ne peut pas se poser les questions. On souhaiterait transmettre l’envie de chercher aux élèves mais il y a le problème des programmes qui n’en laissent pas suffisamment le temps. Tout cela concourt au mal être pour beaucoup d’élèves car il y a trop d’exigence. Les outils utilisés portent eux mêmes les problèmes. L’ordinateur permet de donner la main aux élèves.

    Quelques pistes pour l’avenir

    Supprimer la question de cours au bac. Plus utiliser les outils comme l’informatique. Essayer d’avoir plus de liaison entre discipline et des moments de travail plus long avec les élèves en BTS. Réfléchir au problème du socle commun et de l’évaluation plutôt que d’avoir des programmes qui affichent la préparation aux grandes écoles d’ingénieurs. Concertation nécessaire. Expérimentation sur des alignements SVT, PC, Techno. Réintroduire un travail du type de celui que faisaient les élèves en A2 qui pouvaient présenter des dossiers sur l’histoire des sciences pour le baccalauréat à l’oral. Travail en groupe de 2h pour pouvoir le faire sérieusement. Pas de dédoublement pour les STG. Cahier pour les travaux de groupe et d’informatique. Solliciter l’avis des spécialistes sur ce que doivent savoir les élèves. Repenser les programmes de manière cohérente entre les niveaux et filières d’enseignement : dans le secondaire il y a la volonté de développer un travail sur les compétence du B2i, mais il a disparu du livret de compétence des écoles.

    Enseignement intégré (maths, physique et technologie ou SVT) : pas de bilan et un gros soupçon d’une démarche qui vise essentiellement à faire des économies et à supprimer une discipline. Un enseignant se charge de faire les 3 disciplines avec l’objectif de supprimer la technologie. Pas d’intérêt en soi. Ils ne peuvent pas supprimer la technologie ce n’est qu ’une expérimentation pas d’homogénéisation pour l’instant.

    L’absence d’horizon en éducation est dangereux

    Les dysfonctionnement du système fragilisent les plus en difficulté. Cela empire. Que nous prépare la réforme ? Comment les familles et les élèves peuvent-ils réfléchir à l’orientation ? Responsabilité au niveau de l’orientation. Famille qui sont plus en difficulté. 2 aspects dans l’orientation : difficile de faire des projections à long terme. Essayer de mettre à distance les stéréotypes. Nécessité des élèves de leur apprendre à être. L’école doit être plus agréable ? Problème de la modularisation. Enseignement modulaire des sciences. Qu’y a-t-il derrière ? Doit-on maintenir la filiarisation ? Orientation plus équilibrée entre les sexes, les filières et les séries doit être un objectif dans les projets d’établissement.

    Ce que la fédération des Sgen-CFDT savait des pistes à l’étude au moment de la réunion

    Modules d’exploration pour éviter que les élèves ne soient pas en échec en fin de 2nde si cela ne fonctionne pas en maths et en physique chimie. Mais nécessité d’un accompagnement fort. Pas de redoublement obligatoire.

    Cycle terminal plus dans les modules de spécialisation que dans ceux du tronc commun. Passer à une logique de parcours des élèves plutôt que de l’élimination à partir des difficulté.

    La modularisation existe dans un certain nombre de pays. Le tronc commun : c’est le fonds culturel. La modularisation permet à l’élève de conduire son parcours. Travail sur l’autonomie pour aller à la fac et non avec le modèle d’excellence de la classe prépa.

    Très cher en temps. Mais avec le gouvernement le risque d’économie comme seule variable de régulation est fort surtout si on veut un choix.

    Réduction de l’horaire élève pour faire autre chose (dédoublement, suivi...) mais pas de communication du ministère sur l’impact pour les enseignants (définition du service) : Le Sgen-CFDT sera exigeant en la matière !

    Problème de l’expérimentation : il faut énoncer le manque d’information de la part de l’administration qui doit être basée sur le volontariat.

    Pour en lire plus sur la réflexion du Sgen-CFDT sur la réforme du lycée.

    Merci à toutes celles et ceux qui ont rendu cette initiative francilienne possible, à celles et ceux qui ont participé et aidé à la rédaction de cet article.



     

     

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