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Syndicat général de l'Éducation nationale


SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 18 octobre 2009

    Aide personnalisée : beaucoup reste à faire

    Réunion du comité de suivi de l’accord sur l’aide personnalisée

    Le comité de suivi de l’accord sur l’aide personnalisée s’est réuni vendredi 9 octobre. Les échanges entre les deux syndicats signataires de cet accord, le Sgen-CFDT et le SE-UNSA, et les représentants du ministère, le secrétaire général et le directeur général de l’enseignement scolaire, accompagnés de trois de leurs collaborateurs ont permis de faire un premier bilan de la mise en oeuvre du dispositif.

    Les deux syndicats ont d’abord mis en avant l’exaspération des personnels trop souvent confrontés à des décisions restrictives et autoritaires des responsables académiques à l’encontre des projets proposés. L’administration reconnaît qu’il existe des difficultés de cet ordre mais elle en minore l’importance numérique par rapport à la présentation syndicale. Au delà de cette divergence, nous avons fortement insisté sur la nécessité de consignes claires pour faire cesser ces entraves.

    Le directeur général affirme qu’il n’existe pas d’autre consigne que celles contenues dans la note de service du 5 juin 2009. Sur le point particulier des temps d’organisation, il indique que ces temps existent bien, conformément à l’accord, et que s’ils ne sont pas quantifiés c’est bien pour être adaptés aux besoins locaux dans un échange constructif entre l’équipe enseignante et l’IEN, mais qu’il n’est pas question de les faire disparaître comme pourrait le laisser entendre une phrase ambiguë de la note de service.

    Sur l’ensemble de ces questions, les deux syndicats ont demandé que le ministère oeuvre à l’apaisement en faisant appliquer pleinement les clauses de l’accord. Pour le Sgen-CFDT, une telle démarche a un sens profond puisqu’il s’agit de fait de modifier le type de relation qui existe entre les enseignants et l’encadrement, et que cela sous entend une évolution culturelle majeure.

    Le ministère était demandeur d’une évaluation de la satisfaction des personnels par rapport au nouveau type d’activité qu’est l’aide personnalisée et affiche une certaine satisfaction, sans pour autant anticiper sur les résultats concrets qu’il est trop tôt pour évaluer.

    Les syndicats ont confirmé leur intérêt pour cette dimension du métier mais en précisant que la satisfaction des personnels est directement liées à la question du respect de leur liberté d’organisation et que la pertinence du dispositif est fortement dépendante de la confiance faite aux personnels pour répondre dans les meilleures conditions aux besoins des élèves.

    SE-UNSA et Sgen-CFDT ont abordé la question de la formation en demandant qu’un effort soit fait pour donner aux collègues les outils qui peuvent leur permettre d’aborder ce nouveau type d’activité dans des conditions satisfaisantes. Le ministère reconnaît qu’il y a là une question fort importante qu’il entend traiter, mais sans pouvoir être plus précis dans l’immédiat.

    Le ressenti sur le terrain est également lié à la question des rythmes. La réforme se traduit souvent par une concentration du temps ( 26 heures sur 4 jours ) qui s’avère difficilement supportable pour les élèves comme pour les enseignants. Le Sgen-CFDT a donc réitéré sa demande d’un débat sur les rythmes scolaires.

    La réponse de l’administration peut être qualifiée de prudente, voire dilatoire. Manifestement le ministère n’est guère désireux de s’engager dans ce débat, il est vrai complexe. Ce sera pourtant une nécessité si l’on ne veut pas laisser perdurer d’aussi mauvaises conditions de travail.

    Une autre réunion sur ces sujets aura lieu vendredi 16 octobre, cette fois ci avec l’ensemble des syndicats du premier degré.



     

     

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