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SGEN-CFDT de l’Académie de Créteil

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  • 23 janvier 2010

    Réflexions autour de la rénovation de la voie professionnelle

    Voici 2 points de vue sur l’importance d’accompagner les réformes et d’individualiser les parcours.


    Quel avenir scolaire et professionnel pour les élèves des sections professionnelles ?

    Quelle suite peuvent envisager les élèves issus de BAC PRO ?

    C’est un constat dans les établissements, les élèves arrivent en lycée professionnel majoritairement à l’âge normal. On ne peut que se féliciter de constater que les redoublements « sanction » ou tout simplement les redoublements abusifs n’existent plus. Cependant avec la création des BAC PRO 3 ans les élèves passeront désormais le BAC à 17/18 ans. Certains élèves accèderont aux BTS, mais combien ? 30% ? Et les autres ? Le monde du travail s’ils arrivent à « décrocher » un emploi ! Il faudra observer attentivement ce qui se passe l’année prochaine pour la première sortie des BAC PRO 3 ans.

    Pour notre part nous souhaiterions mettre en place deux choses :

    D’une part créer des FCIL (formations complémentaires d’initiative locale) pour compléter la formation et accompagner les jeunes vers le monde du travail. Ces formations peuvent être mixtes (lycée et GRETA). Nous pouvons nouer un partenariat plus étroit avec les entreprises locales et la Région.

    D’autre part activer les livrets de compétence. Cela faciliterait l’insertion des jeunes dans le monde du travail s’ils peuvent présenter un document qui acte et qui détaille les compétences acquises pendant la formation. On parle beaucoup de V.A.E. et c’est une bonne chose mais il faut dire aussi que ce sont ceux qui sont le moins diplômés qui sont le moins tentés par la formation professionnelle une fois le parcours scolaire terminé. Le lycée de demain qui mêlera des adultes et des scolaires dans une même classe reste à inventer. Dans l’immédiat le choix de la FCIL en réponse à la question posée nous semble le plus adapté.

    Et pour ceux qui n’ont pas le BAC PRO ?

    Certains élèves n’obtiennent pas le diplôme ou appartiennent à une filière qui n’est pas rénovée comme les Carrières Sanitaires et Sociales. Comment trouver un stage à 15 ans quand les professionnels réclament des jeunes âgés de 17 ans au moins et comment trouver un travail à la sortie du BEP à 16/17 ans ? C’est la quadrature du cercle ! Les crèches et les maisons de retraite se disent prêtes à embaucher des diplômé(e)s mais comment obtenir le diplôme sans stage ? Aujourd’hui les équipes sont inquiètes pour l’avenir des élèves. Bien sûr il est question du BAC PRO 3 ans CSS. Espérons que les ministères de la santé et de l’éducation nationale s’entendent rapidement !
    En attendant, nous sommes contraints de ne plus ouvrir de section pour ne pas pénaliser les élèves. Là encore la FCIL semble pertinente pour compléter une formation, préparer un concours ou se préparer à intégrer le monde du travail.
    Pour les élèves ayant échoué au BAC PRO il nous semble que la réponse par le livret de compétence est une alternative au redoublement. Certains élèves « disparaissent » du circuit scolaire malgré les CIO, la MGI ou la mission locale. Nous n’arrivons pas tous à les convaincre de préparer à nouveau les épreuves auxquelles ils ont échoué. Dans la perspective d’une formation tout au long de la vie et pour faciliter l’aide à l’emploi le livret de compétences peut être un outil précieux.

    Et les parcours personnalisés ?
    Les classes passerelles n’existent plus : vive les passerelles individuelles ! Oui mais pour qui et comment les mettre en place ?

    Du CAP au BAC PRO.
    Les passerelles ont toujours été possibles au cas par cas. Cela changera-t-il demain ? Probablement pas puisque les élèves qui intègrent les CAP sont soit issus de SEGPA soit de 3è générale ou DP6 et leur niveau est très faible. Les élèves issus de CAP qui intègreront demain le BAC PRO seront donc comme hier très peu nombreux. Ajoutons à cela qu’ils n’auront pas fait de LV2 pendant deux ans. Le mieux serait donc de repérer très vite les élèves capables de suivre une scolarité en BAC PRO et de favoriser une intégration rapide en cours de 2nde PRO.

    De la 2nde PRO à la 1ere générale et technologique.
    Cette solution est envisageable dès lors qu’elle s’effectue dès le début de l’année (septembre/octobre). L’importance du réseau professionnel est ici capitale. Si les enseignants d’un établissement à l’autre se connaissent, travaillent ensemble l’intégration se fera plus facilement. Il faut multiplier les rencontres de travail entre les enseignants du lycée général et technologique et du lycée professionnel pour rendre cette passerelle possible. Il faut permettre ces allers et retours pour que la confiance s’instaure et donner le maximum de chances aux élèves.

    De la 2nde générale et technologique vers le BAC PRO
    Là encore il faut l’envisager très tôt dans le temps car il faudra accompagner l’élève et sa famille pour éviter tout ressentiment ou amertume et faire comprendre que cette solution peut permettre à l’élève de réussir.

    Un travail étroit entre les lycées technologiques et professionnels est plus que jamais nécessaire. Il nous faut tisser des liens de confiance réciproque pour que nos élèves soient accueillis dans les meilleures conditions. Pour l’instant nous n’en sommes pas là !

    Mise en place de la réforme du baccalauréat professionnel

    Elle s’effectue sans résistance active dans les établissements. La rénovation des programmes d’enseignement général, de la PSE est bien accueillie même si les élèves de début de seconde sont d’un niveau très faible. Cependant on peut regretter la réduction de l’horaire d’arts appliqués et la mise en œuvre variable selon les établissements de la langue deux en bac tertiaire faute d’enseignants titulaires ou avec des contractuels confrontés sans formation à un public peu volontaire. En enseignement professionnel, le renouvellement des méthodes pédagogiques convient à certains qui le réclamaient depuis plusieurs années et/ou pratiquaient les mises en situation et avaient recours à des méthodes actives.

    Les Périodes de Formation en Milieu Professionnel
    Elles sont en général bien perçues avec une seule réserve, celle d’un public de plus en plus jeune que les entreprises refusent parfois ou hésitent à accueillir et tutorer ? Quelles seront les possibilités d’insertion sur le marché du travail : aura-t-elle lieu une fois que les lycéens seront sur le marché du travail, après le bac, pour des lycéens de moins de dix-huit ans ?

    L’accompagnement personnalisé initié par les aides individualisées les années précédentes s’ouvre heureusement aux enseignants des disciplines professionnelles. Dans cette perspective, le travail en équipe se révèle décisif pour casser une vision disciplinaire de ces heures et permettre une démarche de projet fondée sur l’analyse collective des faiblesses et des points forts, et la construction du parcours de chaque élève.

    Ceci ne saurait à terme réussir qu’avec une nouvelle définition du service et des tâches des enseignants comme le demande le Sgen-CFDT.

    Enfin, pour l’heure perplexité et inquiétude prévalent quant aux modalités définitives de l’examen du baccalauréat (et de la certification intermédiaire qui paraît alourdir le travail, même si elle est vouée à disparaître). Le nombre de CCF (contrôle en cours de formation), la constitution du portfolio posent encore de nombreuses interrogations.

    Dominique Chandesris et Régine Paillard, proviseures